On m’a dit de ne JAMAIS voyager là-bas, alors que…

Aujourd’hui, petite présentation d’une « hidden gem », à savoir l’île de Taïwan.

Toujours kawainé toujours cute
10 min ⋅ 18/03/2026

La vie est parfois bourrée d’ironie. Quand j’ai dit autour de moi que je prévoyais d’aller un jour à Taïwan, beaucoup m’ont rétorqué : « mais tu n’as pas peur que la Chine attaque l’île ? » Et pendant ce voyage, les projecteurs sont finalement allés ailleurs… Bref, je ne vous apprendrai probablement rien de l’actualité géopolitique, mais disons que choisir Taïwan à une époque où, d’un côté, la menace des missiles chinois semblait omniprésente dans l’espace médiatique, et où, d’un autre, le Japon, la Corée du Sud ou la Thaïlande ont davantage le vent en poupe, peut surprendre. Et pourtant, il me tenait à cœur de vous partager ma découverte de cette destination qui piquait ma curiosité depuis déjà plusieurs années. À l’époque, les rares personnes qui comprenaient mes interrogations, sans pourtant elles-mêmes y avoir mis un seul orteil, me vendaient « le mélange parfait entre le Japon et la Chine ». Ils n’ont pas vraiment tort. Mais pas tout à fait raison, tant l’île a aussi sa propre identité et ses petites particularités. C’est pourquoi je vous partagerai, plus qu’un énième itinéraire, un petit mix entre conseils et astuces ainsi que des expériences plus personnelles.

Mais avant toute chose : internet !

Pour être déjà allée en Chine, c’était l’une de mes principales préoccupations. Faut-il un VPN ? Certaines applications et certains sites vont-ils être bloqués ? Étant chez Free, je vais jouer la carte de la transparence : je suis plutôt vernie. L’opérateur fonctionne sur pas mal de sols étrangers, dont le chinois, donc. Mais… pas à Taïwan. Pas de souci, je pense donc à prendre une eSIM, ce que j’ai toujours fait au Japon par exemple – le stress d’acheter une carte SIM physique ou des datas à l’aéroport comme faisaient nos parents, très peu pour moi. Après avoir passé une dizaine d’heures dans un avion, je n’ai qu’une envie : me poser à l’hôtel, pas négocier pour des gigas ou galérer à sortir ma SIM de mon téléphone avec une boucle d’oreille pour faire le remplacement – c’est une anecdote réelle, hélas. C’est pourquoi j’ai pensé à Ubigi, marque mondiale d’eSIM, dont j’ai beaucoup entendu parler, notamment à travers des vlogs de voyage que je consomme régulièrement. Mais que je n’avais encore jamais testée. C’est chose faite ! Partenaires de ce voyage, ils m’ont donné l’occasion de tester une de leurs eSIM de 10 Go. Spoiler : ce fut largement assez pour le voyage de dix jours, j’ai même difficilement dépassé les 7.

Côté installation, car je sais que ça en panique certains, et je l’entends, rien de plus simple. Voici les étapes à suivre, tout en sachant qu’elles doivent être faites avant même que le voyage ne commence, ce qui élimine clairement des sources de tension.

  1. Téléchargez l’application Ubigi (logique) et créez-vous un compte, manœuvre qui prend une minute, voire moins.

  2. Sélectionnez « Acheter une nouvelle eSIM Ubigi ».

  3. Après l'achat du forfait souhaité, cliquez sur « Installer votre eSIM ». Le forfait ne démarre pas à la date d'achat, mais bien à votre arrivée dans le pays !

  4. Dès l'atterrissage, activez le profil Ubigi dans les paramètres de votre téléphone et sélectionnez-le pour les données mobiles – et c'est partchi !

Petit rappel avant de partir : pensez bien à désactiver l'itinérance des données de votre ligne principale pour éviter les mauvaises surprises sur votre facture !

En toute honnêteté, Ubigi ne nous a jamais fait défaut, à ma binôme et moi, alors même que nous étions parfois à 2000 mètres d’altitude dans des montagnes, dans la forêt tropicale ou dans des champs de thé absolument pas ouverts aux touristes et totalement paumés – mais j’y reviendrai ! C’est pourquoi je ne peux que recommander leurs services. Et j’ai même mieux : un petit code promo, rien que pour vous, sans minimum d’achat ni date d’expiration, TKTC10. Il vous permet d’avoir une remise de 10 % sur le premier achat de forfait de données. Pour Taïwan certes, car c’est bien là le but de cette newsletter : vous parler de cette destination. Mais aussi pour toutes les autres ! Si vous l’utilisez, n’hésitez pas à me faire un petit retour – et à me ramener un magnet de votre voyage pour mon frigo, car comme toute bonne tantine baroudeuse qui se respecte, j’en fais la collection.

Produit offert

Bon, c’est bien beau d’aller à Taïwan, mais on y fait quoi ?

-Évidemment, on visite Taipei, la capitale, souvent comparée à un mini Tokyo avec son propre Shibuya. C’est un peu réducteur, car la ville a une âme que je n’ai jamais vue dans une autre ville, ou alors par morceaux ici et là, à Tokyo en effet. Mais aussi à Séoul pour le côté jeune et nocturne, à Bangkok pour ses couleurs flamboyantes ou encore Shanghai. Et en même temps, comparaison n’est pas raison. Taipei est unique, bouillante et bouillonnante, généreuse en restaurants à se damner, en machines à pince (un peu truquées, let’s be honest) et en écrans géants qui tapent à l’œil. Il y est facile de se déplacer, tant par le métro que par Uber – même si grande ville oblige, le trafic n’est pas ce qu’il y a de plus fluide. Et la scène pop se veut très inspirée et inspirante. Donnez une chance aux marques locales, notamment côté prêt-à-porter ou aux numéros d’artistes de rue, vous ne serez pas déçus. Prochaine étape : s’essayer à la musique et aux dramas taïwanais. Mais même sans cela, Taipei mérite amplement son statut de cool kid asiatique.

-Le Xitou Monster Village (accessible en bus depuis Taichung), un petit village à l’ambiance très nippone bordé par une immense forêt tropicale semblant tout droit sortie de l’imagination d’un Miyazaki. L’ambiance y est spéciale, presque magique et onirique. Petit bonus, en février/mars, on avait le droit à des sakuras ici et là (confère la photo principale de ce modeste article).

-Le parc géologique de Yehliu (accessible depuis Taipei en bus). L’endroit est également assez hors du temps, avec ses formations rocheuses façonnées par les années mais surtout par le mouvement des vagues. Les pierres ont ainsi tantôt une apparence de champignon, tantôt de cloches. Endroit ultra populaire, pensez bien à y aller le matin, car des hordes de cars touristiques remplis de Japonais et/ou Coréens arrivent dès 10 h. Mais même s’il est fréquenté, cet endroit à la vibe très Denis Villeneuve justifie amplement le déplacement.

-Prendre le célèbre train de Chiayi jusqu’à Alishan. Il s’agit d’un vieux modèle chargé d’histoire (les Japonais l’utilisaient à l’époque coloniale pour transporter du bois) qui vous emmènera dans une forêt à 2000 mètres d’altitude. Vieux train oblige, il est lent. Très lent même. Le même trajet en bus ne nous aura pris que 2 h au retour contre 5 h à l’aller, avec une ou deux pauses pour se restaurer ou prendre des photos. La promesse est de voir des paysages à couper le souffle dans une forêt à l’ambiance quasi mystique, car souvent nappée par la brume. Pas de bol : ce jour-là, c’était très dégagé. L’autre promesse, c’est qu’au fil des kilomètres, la route se voit peuplée de cerisiers en fleurs. Ce jour-là, nous avions certes quelques sakuras pour nous accompagner, mais rien de bien transcendant. La réalité aussi, c’est que pour prendre de belles photos, c’est assez compliqué. Les vitres sont sales, la vue est souvent bouchée par de très grands arbres et le train ne fait pas dans la dentelle, il est d’ailleurs déconseillé aux estomacs sensibles. Et pourtant, malgré tous ces petits détails désobligeants, je ne peux que vous conseiller l’expérience.

Car oui, c’est une expérience et pas tant une visite Insta-friendly. L’ambiance du train. Vos compagnons de route d’infortune, qui subiront comme vous les secousses pendant les prochaines heures, toujours dans la bonne humeur. Cette lenteur, qui offre comme une parenthèse hors du temps. À chaque arrêt dans une nouvelle station, des inconnus ne manquaient pas de nous saluer avec un geste de la main, comme s’il s’agissait de nos propres parents. Et cette forêt qui n’en finit pas, dont on se lasse parfois, mais qui vous manquera dès votre retour en ville.

-Le Sun Moon Lake. Pas de bol pour nous, nous sommes arrivées sous les nuages et reparties sous la pluie, mais il s’agit d’un très beau lac entouré de forêts, de temples, de rues commerçantes et même d’un parc d’attractions. Séparé en trois espaces succincts, il vous faut carrément emprunter une navette pour passer d’une partie du lac à une autre. Prévoyez une bonne grosse journée sur place pour vraiment profiter de l’endroit – et si possible, misez sur une journée bénie par le soleil, tant qu’à faire.

Peut-être surcoté : le fameux village de Jiufen (non loin de Taipei), qui n’est pas sans faire penser au film Le Voyage de Chihiro. Dire que je n’ai pas pris de plaisir à voir les fameuses lanternes rouges serait mentir, mais dites-vous bien que l’endroit est avant tout un site marchand avec de très nombreuses boutiques. Les allées commerciales semblent alors infinies, et il faut jouer des coudes pour se frayer un passage. Pas impossible (j’ai vu des endroits bien plus bondés), mais il reste que la promenade n’est pas des plus calmes ou agréables. D’autant qu’elle ne dure que deux ou trois heures en prenant vraiment son temps – car ce que TikTok ne dit pas est qu’il s’agit vraiment d’un tout petit endroit très concentré. Dommage.

On dort où ?

Sur les quatre hôtels testés, j’ai très envie de vous en recommander deux.

Tout d’abord, le Vagus Hotel, à Taipei, qui jouit d’une localisation exceptionnelle : 15 minutes à pied de la gare principale, en plein milieu du quartier branché de la ville, à 5/10 minutes de plusieurs métros et 30 minutes à pied du « Shibuya » local avec le célèbre Rainbow. Bref, l’emplacement est vraiment l’un de ses atouts principaux. Car l’hôtel n’est pas un parangon de modernité : le design des chambres est très « dans son jus » et elles souffrent hélas de peu de lumière selon où elles sont placées. Mais le personnel est d’une rare attention, le tarif est plus que OK au regard de la capitale. Surtout, il jouit d’un espace en plus accessible à toutes et tous, le « Vagus Lounge », très apprécié par les locaux pour admirer les matchs de baseball et autres événements sportifs. À noter que les Taïwanais sont assez obsédés par le baseball et que dans nombre de lieux, on a pu assister aux matchs retransmis via projecteurs. C’était également le cas ici. Mais les néons rouges et la lumière tamisée créent une ambiance très particulière qui donne l’impression d’être dans un film de Wong Kar-wai. Les Frenchies comme moi y apprécieront un bon verre de blanc tout en picorant des snacks comme du poulet ou des dumplings frits – on n’est pas sur de la haute gastronomie, mais pour boire un coup avec un pote ou un date en se mettant dans l’ambiance, ça fait très largement le taf ! Un bon spot pour débuter ou finir une soirée donc.

Recommandation écrite dans le cadre d’une invitation

Ensuite, il me faut vous évoquer l’hôtel Anna King à Chiayi, sans doute le climax de l’hôtellerie durant notre petit trip. Entre nous, au début, cet arrêt était plus une blague qu’autre chose. Les photos étaient kitsch, la déco aux couleurs très bariolées. Bref, on n’en attendait rien et en même temps j’avais ce petit espoir que passé le côté « over the top » (l’hôtel donne tout sur le côté maximaliste de la culture thaïlandaise), on apprécierait le charme des lieux. Je ne m’y suis pas trompée, nous étions comme dans une version alternative et cartoonesque de la saison 3 de The White Lotus – et c’est un compliment. Les chambres sont très, très spacieuses. Les lits immenses (on en met facile trois comme moi malgré tous les dumplings avalés). Et les baignoires ! Bon, il faut être tolérant avec les fleurs artificielles et les statues baroques par constellations partout dans chaque coin de la pièce, mais y prendre un bain après une longue journée et quelques 20 000 pas est un plaisir impossible à décrire. Évidemment, les toilettes sont japonaises, sinon le luxe ne serait pas complet. Je ne peux pas ne pas vous évoquer la gentillesse du personnel, car elle décrit parfaitement le sens de l’hospitalité des Taïwanais. Ici, si vous avez besoin d’aide, on ne vous lâchera pas d’une semelle tant que vous ne serez pas pleinement satisfaits – on nous a même accompagnées dans le convenient store juste à côté pour acheter nos billets de train, histoire qu’on ne se trompe pas. Des petits anges tombés du ciel, comme ceux de la déco, mais en moins creepy.

Et sinon ça mange quoi, et où ?

Sans hésitation, « Ling San03 » à Tainan. Cet Izakaya ne paie pas de mine de l’extérieur, et pourtant. Vérifiez donc les avis sur Google, c’est du jamais vu : 5/5 étoiles pour des milliers d’avis. Un sans-faute un peu louche qui suggère des avis générés et/ou payés ? Que nenni. Le restaurant se classe aisément dans le top dix de tous ceux que j’ai pu tester durant ma petite existence. À commencer par l’expérience, qui vous emmène le temps d’une soirée dans une salle privée japonaise. Les plats, évidemment. Ici, il s’agit d’assiettes à partager. Et croyez-moi, avec ma +1, nous étions dans le partage, mais pas trop non plus, tant nous voulions absolument tout garder pour nous. Que ce soit le poulet, sous sa forme grillée au barbecue (un délice), en karaage donc pané à la japonaise (un délice bis) ou encore les tempuras de crevettes, onctueuses et généreuses, qui tendaient plutôt vers le goût de gambas et de homard. Pour les palais plus affinés, les nigiris au bœuf wagyu proposent une explosion de saveurs dans la bouche sans être trop gras comme c’est parfois le cas avec cette viande d’exception. C’est simple, je repense à ce goût incomparable absolument tous les jours depuis. Faites qu’il sorte de ma tête, ou qu’il revienne dans mon estomac, au choix.

Recommandation écrite dans le cadre d’une invitation

Mais on a aussi adoré :

-Wan Ke Hot Pot, une adresse de Shabu Shabu (hot pot japonais) à Taichung bien connue des locaux mais aussi des touristes. La viande est bonne, les légumes révèlent une nouvelle saveur bien plus profonde une fois cuits dans le fameux bouillon sucré-salé.

-Silly Master Soup Dumplings, à Chiayi. Ou peut-être les meilleurs xiaolongbao (spécialité voire fierté locale, rappelons-le) mangés de toute ma vie, à savoir ceux au bœuf et au poivre. Alors oui, le personnel n’est pas très sympathique, et tout est visiblement déjà préparé à l’avance. Il n’empêche que pour le prix, mais surtout le goût, vous auriez tort de ne pas tester.

-An Nan Fried Rice Noodle, resto viet, toujours à Chiayi. Le pho est juteux et généreux, les spring rolls croustillants et débordants de garniture. Que demander de plus ?

-Les beef noodle soup, un peu partout à Taïwan. C’est simple, léger, très proche du pho mais le petit twist réside dans le bœuf très tendre. Demandez un petit œuf braisé à la manière de la cuisine chinoise en supplément et profitez de l’autoroute du kiffe culinaire.

-Les tamago sando du 7-Eleven et les patates douces/buns du Family Mart. Bah oui, qui dit Asie dit passage obligé et récurrent dans les konbinis, et ceux de Taïwan n’ont rien à envier aux homologues japonais ou thaïlandais.

EN REVANCHE. Je ne recommande pas particulièrement la célèbre chaîne de dumplings Din Tai Fung, d’ailleurs taïwanaise – je le précise car beaucoup l’ignorent. En vrai, si, un peu tout de même, car ça reste une expérience culturelle plus que culinaire, comme aller au Bouillon à Paris. C’est très chic, l’art se cache dans les détails : si vous avez une veste, hors de question de la poser nonchalamment sur le dossier de votre chaise, un tissu la protégeant de toutes les odeurs et taches possibles viendra rapidement la recouvrir. Concernant les plats, c’est bon sans être excellent, et pour les portions, l’addition se veut un peu élevée. Mais après tout, vous payez le nom et le cadre. Le plus cher étant non pas l’addition mais l’attente, à savoir moins d’une heure si et seulement si vous avez de la chance. Comptez 55 minutes pour nous un vendredi midi. Vous voilà prévenus.

Quelques conseils en vrac pour être bien parés :

-Taïwan est sujet à de (très) nombreux séismes, plus ou moins fréquents, plus ou moins importants. Nous concernant, nous en avons eu deux à Chiayi. Une première pour moi et c’est assez « badant », tant c’est fulgurant. Mais les locaux restent très calmes et savent quoi faire. Plus facile à dire qu’à faire mais si cela vous arrive, et c’est un risque à ne pas écarter, restez calmes et suivez les procédures. Nous concernant, les secousses étaient très légères et surtout très, très courtes. Nous étions pour ainsi dire les seules à réagir, tant les Taïwanais semblent habitués.

-Partez avec la compagnie nationale Eva Air ! OK, c’est clairement pas la meilleure mais vous aurez peut-être la chance de tomber sur des avions estampillés Hello Kitty, des couverts jusqu’aux chaussons. La mignonnerie n’est jamais finie.

-Achetez une carte de transport nationale kawaii dans un konbini (qui sert également de carte bancaire, pratique) pour par la suite la garder en souvenir mais attention : certaines sont utilisables partout, d’autres uniquement dans certaines chaînes. J’ai fait l’erreur de craquer pour une carte Hello Kitty certes très jolie mais valable uniquement dans les 7-Eleven, moins pratique pour acheter un petit snack dans un Family Mart et/ou la recharger hors métro.

-Téléchargez bien Uber, honnêtement indispensable loin de Taipei. Les courses sont à des prix très accessibles pour un pouvoir d’achat français.

-Si vous voulez faire toute l’île, deux semaines semblent être le minimum. Notre petite dizaine de jours nous a forcées à faire des sacrifices, et surtout à rusher Taipei, regrettable, car la ville elle-même mérite facilement 4 à 5 jours en incluant les excursions depuis son centre.

-Pensez à faire du shopping dans les petites villes. À Taipei tout est plus cher, même (et surtout ai-je envie de dire) côté grandes marques. Si vous voulez faire de bonnes affaires à Second Street (célèbre chaîne japonaise de seconde main) ou acheter votre fameuse veste Tang chez Adidas, direction Chiayi ou Tainan.

-Qui dit île tropicale dit climat imprévisible. Votre sac doit aussi bien contenir un parapluie que des lunettes de soleil, une bouteille d’eau qu’un spray anti-moustiques. C’est bête mais promis, le tout vous sauvera la vie.

-Attention au lait et aux glaçons mais soyez chill par rapport à la nourriture. On est plus proche des normes du Japon, rares sont les plats épicés, donc même si la vigilance est toujours de mise, vos estomacs d’Européens ne devraient pas trop souffrir.

Et le meilleur pour la fin, les anecdotes de ce voyage qui en font un de mes préférés

Car le peuple taïwanais est d’une gentillesse assez exceptionnelle, même si parfois un peu random, il faut bien le reconnaître :

-Alors que nous passions devant une boutique, une vendeuse visiblement peu désireuse de parler anglais s’est… cachée derrière son bureau. Oui, comme dans un K-drama. Alors même que nous n’étions pas rentrées dans la boutique, et nous ne comptions pas le faire. Elle s’est ensuite relevée et pas de bol, on était encore derrière la vitre. Apeurée d’avoir été surprise la main dans le sac (ou derrière le bureau donc), elle a couru vers une porte de sortie.

-Dans un temple, quand une bénévole a appris que nous étions Françaises, elle s’est empressée de nous offrir des petits cadeaux et de nous partager une liste de mots et d’expressions dans la langue de Molière qu’elle avait appris par cœur pour un voyage à Paris (et pas que, la petite dame est même allée à Rennes). Bon, le truc, c’est que sa liste était très… aléatoire. Il y avait par exemple « puis-je vous embrasser ? » Certes je fus gênée mais go girl.

-Ma +1 a voulu écrire son nom en mandarin sur une pierre alors que nous étions dans le village de Jiufen. Erreur de communication que j’ai vue venir à plusieurs kilomètres, l’artisane a juste écrit son prénom avec notre alphabet sur un petit caillou en peut-être vingt secondes top chrono. Avec tout mon respect, le résultat ressemble quelque peu à un cadeau qu’on offre pour la fête des mères quand on est en maternelle, et c’est ok.

Toujours kawainé toujours cute

Par Mélissa Chevreuil

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