Kessel

Branchez-vous télé-réalités coréennes et japonaises, please

Non, le programme de dating n’est pas mort et, plot twist, il n’a pas nécessairement à flirter avec le trash pour trouver son audience.

J’aime toujours dire que je ne suis pas très attirée par les télé-réalités actuelles, alors que je connais le catalogue français (et pas que, merci MTV) des années 2000/2010 par cœur, et ce n’est pas totalement faux. Car pas totalement vrai pour autant : j’aime aussi certains programmes bien d’aujourd’hui comme la régalade qu’est Love Is Blind, mais de manière générale, c’est aussi et surtout que je me suis détachée de la télé-réalité française. Pour apprécier davantage celles d’autres pays. Eh non, je ne pense ni aux programmes américains, ni britanniques. Mais plutôt à celles made in South Korea et Japan, notamment disponibles sur Netflix. C’est pourquoi, dans cette newsletter, je vous conseillerai The Boyfriend puis Single’s Inferno (“Sauve qui pécho” en VF). Pour des raisons d’agenda avant tout : à l’heure de l’écriture de ces lignes, la deuxième saison du nippon The Boyfriend vient tout juste de s’achever, quand la coréenne Single’s Inferno arrive également à sa conclusion. J’aurais également pu vous écrire à propos du viral Badly in Love, émission de dating entre des ex-délinquants, mais en toute transparence, je ne l’ai pas encore visionnée. Ou l’excellent Vaut mieux tard que célib’, autre émission de dating réunissant des Coréens célibataires endurcis, que j’ai dévorée l’été dernier mais qui est de facto moins dans l’actualité.


Single’s Inferno, ou la satisfaction des petits gestes

Débutons donc par l’émission sud-coréenne qui en est déjà à sa cinquième rentrée, preuve de son succès s’il en fallait vraiment une. Le principe ? Des célibataires, hommes et femmes, se retrouvent sur une île perdue et dénuée de confort (mais pas trop, on n’est pas dans Koh-Lanta non plus) appelée « l’Enfer ». Pour aller au Paradis, soit le plus souvent des hôtels luxueux à Séoul ou Incheon, ils doivent se mettre en couple le temps d’un date. Évidemment, le concept n’est qu’un prétexte pour les rapprochements et flirts en tout genre. Mais à la sauce coréenne. Comprenez par là que nous ne sommes pas dans Frenchie Shore et que vous ne verrez donc jamais le moindre baiser ! Et c’est là tout le sel du programme. Les rapprochements se font très, très lentement. Et il faut attendre plusieurs dates et jours pour voir ses chouchous se parler plus franchement, se taquiner, voire même, zénith de l’idylle, se prendre par la main, se faire un câlin ou dormir dans le même lit.

On part sur un visuel tout de même bien kitch @NetflixOn part sur un visuel tout de même bien kitch @Netflix

Alors ne vous méprenez pas, je ne dis pas qu’il existe une méthode ou une vitesse plus louable qu’une autre, chacun à son rythme après tout. Sauf que dans une ère de surconsommation des corps, observer la tension grimper si méticuleusement est presque un art. On se surprend alors, à l’instar du jury, composé de cinq célébrités locales qui découvrent l’émission en même temps que nous, à s’émerveiller pour un petit rien, à se satisfaire du moindre petit geste qui témoigne d’un sentiment ou trahit une attirance. Rappelons que dans Love Is Blind, les candidats sont fiancés dès leur première rencontre physique. Oui, c’est le concept même de l’émission, mais tout de même, c’est un sacré grand écart.

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Toujours kawainé toujours cute

Par Mélissa Chevreuil

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