À moins de vivre dans une grotte dénuée de toute actualité musicale, et même si une autre actualité prime (et laquelle…), vous avez probablement vu le déferlement de haine visant Instinct, dernier opus d’Angèle. « Album décevant, fatigue, annulation des NRJ Music Awards : mauvaise passe pour la chanteuse Angèle », titrait Le Point le 23 octobre, jonglant entre les chiffres présumés décevants de la première semaine de l’album et les raisons pour lesquelles elle aurait annulé sa présence à Cannes. L’Obs se fendait d’un « une Wejdene dark-yéyé à gros budget ». Libération évoquait, lui, un troisième disque « laborieux et terriblement artificiel ».
On pourrait se demander si mon titre est un peu provocateur : vais-je défendre Instinct ? Le clouer au pilori sur la place publique, ou a minima sur Internet, comme d’autres confrères cités ? Eh bien un peu de l’un mais, et j’ose espérer que cela ne vous étonnera pas, certainement pas de l’autre. Rentrons dans le vif du sujet, quitte à ce que cela me fasse mal de l’admettre : je suis parfois d’accord avec certaines critiques pointées, bien que, il est bon de le rappeler, la critique reste très, très subjective. Reste que ce nouveau projet s’est avéré plutôt décevant, dans l’ensemble. Peut-être, et c’est presque paradoxal, à cause d’une promo travaillée sur plusieurs mois, riche en détails et indices, qui a « trop » vendu la galette et gonflé artificiellement l’attente. Forcément, à force d’être teasé, on imagine un feu d’artifice. L’album a un arrière-goût de pétard mouillé. Mais attention, un pétard qui reste plaisant, ou du moins pas entièrement déceptif.
Le meilleur était déjà là
Je ne saurais nier l’efficacité qu’ont sur moi certains des singles déjà sortis, via les accents électroniques de « What You Want » avec Justice ou de « Love Triangle » avec Caroline Polachek et SebastiAn : la simple intro de ce morceau m’emporte loin, très loin, comme peu de morceaux savent le faire. Peut-être parce que, comme beaucoup, j’ai eu une era nappée d’électro, de la French Touch mais pas que : les Nantais de C2C, les Italiens de The Bloody Beetroots, et évidemment Mr. Oizo (Quentin Dupieux). Retrouver ça, c’est aussi renouer avec une forme de mélancolie musicale qui m’est propre mais qui me fait beaucoup de bien. C’est aussi le hic : mes morceaux préférés étant déjà sortis en single, le reste du projet peine sérieusement à me convaincre.
Évidemment, j’aime « On verra », digne héritière de « Taxi », voire de « Ta reine », qui connaîtra, à n’en pas douter, un succès viral à l’aide de TikTok le moment venu. Mais quant au reste… certains morceaux, très chuchotés, me sont difficiles à écouter sans grimacer, comme un stimulus. Je n’ai pas envie de m’en prendre aux paroles car, pour être honnête et quitte à être la pire des avocates, je trouve que ça n’a jamais été le fort de la Belge, du moins ce n’est pas sur ce terrain-là que j’ai envie de l’attendre. Oui, elles sont simples, faciles, accessibles. Et si cela n’est pas un mal en soi (pas de quoi devenir méprisant pour autant, mais j’y reviendrai), cela trahit le second problème de ce disque, encore une fois très mal amené par les autres médias. Cette absence radicale d’identité.
Le derrière entre deux chaises
Angèle est à un tournant et justement, plutôt que de choisir un côté, elle reste dans ce maudit rond-point musical. Embrasser pleinement un côté plus arty et rave friendly avec l’électro, ou rester très populaire ? Affirmer son envie de scène mondiale, propulsée par son rôle d’égérie Chanel et sa partition aux JO 2024, ou jouer à fond le côté francophone ? Oser le libidineux à travers l’amour triangulaire, ou conserver son côté grande sœur pour un public bien plus jeune ? Angèle, à travers cet album du moins, ne semble pas vouloir prendre de décision. Elle est tout cela à la fois et, pas de chance, ça ne marche pas (je suis pourtant convaincue que cela aurait pu). Mais cette absence de cohérence rend la compréhension de l’intention délicate au mieux, dénuée de sincérité au pire. Et aussi… ringarde.
C’est du moins ce que j’ai pu entendre à bien des occasions, de la vidéo YouTube « Pourquoi Angèle est devenue ringarde ? » d’Adam Bros à une palanquée de TikTok et de critiques sur X. Principal argument ? Le côté « bedroom pop », ou musique plus ou moins artisanale faite sous la couette avec le matos du bord (aucun sous-entendu sexuel, si jamais), qui aura terriblement lassé depuis le Covid. Ajoutez-y des paroles un peu candides, il faut bien l’admettre, et une Angèle qui n’a jamais nié son côté « boomer » avec les réseaux, et l’on obtient le mot ringard sur toutes les bouches de la Gen Z. Amusant, le destin : je sors quelques secondes du cadre pour rappeler que j’avais déjà signé une longue analyse sur la carrière de Dua Lipa, me demandant si elle aussi était devenue terriblement ringarde. Cette même Dua Lipa qui avait déjà commencé à écrire la carrière internationale d’Angèle en partageant le micro sur « Fever ». Tout serait-il lié ? Compliqué.
Niche hier, ringard demain
Ce qui me semble plus facile à éclairer, en revanche, c’est l’aspect pourtant évidemment subjectif de la ringardise. Retenez bien : nous sommes toutes le ringard de quelqu’un. Si certains sons ont des espaces-temps qui leur sont davantage dédiés, par année ou par saison, la musique se veut comme le prêt-à-porter et suit un cercle quasi infini. Alors oui, la bedroom pop un peu mutine et dénuée de discours très porteurs n’a pas le vent en poupe actuellement (j’aime beaucoup l’exemple d’Adam Bros dans ce registre, à savoir « Supalonely » de Benee, qu’il me semble impossible d’écouter aujourd’hui de manière sérieuse, si ce n’est pour écrire sur la période du Covid). De là à dire qu’Angèle est ringarde ? Balivernes. À une ère où tout est cringe pour la génération Alpha, il me semble évident que justifier son absence d’appréciation par la présumée ringardise de la Belge n’est qu’un mécanisme de défense ou d’intégration : on imite un discours déjà entendu. Il y a quelques années, écouter « La Thune » était presque cool, avant qu’Angèle ne perce.
Qu’elle soit rapidement devenue mainstream ne pouvait qu’agacer. Et c’est une réaction humaine, bien que contradictoire, de vouloir sortir du moule pour se faire remarquer et mieux accepter… par une entité commune, c’est-à-dire le peuple. Mais je trouve qu’ici, on a vraiment affaire à de la mauvaise foi, alors que je suis la première à dire que « Balance ton quoi » a plutôt mal vieilli du fait de sa candeur. Surtout, qui sont les prescripteurs du bon goût ? Des journalistes de L’Obs ou de Libé, vraiment ? Depuis quand ? Et auprès de qui ? Car soyons honnêtes, je doute terriblement que le ou les publics ciblés par Instinct aient besoin de ces papiers pour forger leur avis (je ne suis même pas sûre qu’ils connaissent ces médias tant leur utilisation des réseaux diffère, c’est vous dire).
Et Wejdene, qu’est-ce qu’elle vous a fait ?
Ringarde ou pas, et qu’importent les chiffres de la première semaine de l’album, rien ne justifie le mépris teinté de misogynie qu’ont eu certaines plumes mal placées. Difficile de passer outre le « Wejdene dark-yéyé à gros budget », qui semble presque sorti d’un speech politique aux affinités très radicales. À ce même journaliste, j’ai envie de demander : « Êtes-vous resté bloqué en 2020 ? Savez-vous que Wejdene n’est pas juste l’interprète d’’Anissa’ ?» Faites votre travail avant d’oser la comparaison qui, elle, est bien ringarde dans l’idée (comparer deux femmes, déjà, et dans le but de les minimiser toutes les deux…). Vous découvrirez alors que Wejdene, depuis quelques années, nous offre du R’n’B franchement solide ! (Merci à mon Maxence, fidèle lecteur, qui m’a fait la reco). C’est peut-être moins connu, cela fait peut-être moins de vues (et encore), mais je suis toujours surprise de voir à quel point sa carrière, et surtout ses projets, ont gagné en qualité, sans doute éclipsés par l’actualité liée à son partenaire incarcéré. Gêné par les paroles ? C’est toujours le même discours, alors que si vous les transposez en anglais, tout de suite, le miel fond plus facilement dans vos oreilles. Mauvaise foi, encore une fois, j’écris ton nom.
Mes recommandations pour sentir bon
Probablement la rubrique la plus importante de cette newsletter, if someone asked. Vous connaissez ma passion pour la parfumerie, qu’elle soit mainstream ou de niche, et pour la rentrée, j’avais une mission simple : me trouver une nouvelle signature olfactive. Pari tenu.
Stellar Silk Absolu de Parfum de BDK Parfums, ou le boisé le plus gourmand jamais senti
On attaque fort, il le faut (mais attention, certainement pas dans vos « pshiiit »). C’est que Stellar Silk a un sillage d’une puissance exceptionnelle. Imaginez un inconnu à l’odeur boisé et ambré, d’une beauté rare, qui, sans crier gare, échappe à vos radars pour mieux vous faire une franche accolade. Voici l’effet que fait le parfum sur toutes celles et ceux qui croiseront votre chemin. Et si vous me posez la question, je les trouve plutôt chanceux. Le parfum est concentré à 48 %, et cela fait la différence. Mais surtout, il m’a réconciliée avec les odeurs boisées, plus souvent associées au vestiaire olfactif masculin, à tort si vous voulez mon avis. Totalement mixte, il contient de la vanille en note de cœur, et ça se sent et se ressent, tant il adouci sur la durée. Je ne le combine avec rien d’autre, et j’en profite même pour opter pour des crèmes lavantes et hydratantes les plus sobres possible afin de ne pas gâcher toutes ses potentialités. Le seul risque ? Peut-être s’en lasser. C’est pourquoi je l’associe mal à un parfum du quotidien, plutôt à celui des soirées ou des congés où vous avez, avant même de les avoir entamés, la farouche envie de transformer l’essai en souvenirs immortels.
Stellar Silk, BDK Parfums : 340 € les 100 ml, existe aussi en 50 ml. Voir les formats et les prix
Crème Vanille de Le Monde Gourmand + Vanilla CEO de CRA-YON, ou de la vanille pour les gouverner tous
J’aurais sans doute pu associer le Vanilla CEO au Stellar Silk, tant ses notes de fond sont ambrées et boisées. Mais j’avais envie de le combiner avec l’un des petits bijoux de l’écurie trop sous-cotée Le Monde Gourmand, distribuée chez Sephora à des prix mettant à mal la concurrence (32 euros les 30 ml). Ou la preuve qu’on peut aussi trouver des pépites dans le mainstream, à condition de bien les choisir, et surtout de bien les assortir. Car oui, si le Crème Vanille est très satisfaisant et se veut facile à porter, il n’a, soyons honnêtes, aucune subtilité. Un peu lourd, sans équivoque, il fait le travail, mais pas de quoi laisser un souvenir indélébile à quiconque vous fera la bise ou vous reniflera de manière consentie d’un peu trop près. C’est là que le Vanilla CEO se démarque, et apporte ce qu’il faut de finesse dans les détails.
Est-ce que les deux peuvent se porter indépendamment ? Bien sûr que oui, et encore heureux ! Le layering est une option, pas une obligation. J’aurais toutefois tendance à conseiller le Crème Vanille à celles et ceux qui préfèrent la facilité : le parfum que l’on porte dès le matin mais qui ne cherche pas à être travaillé (dans le sens assorti à un moment précis, à un outfit…). C’est celui de l’inopiné et du confort. Le Vanilla CEO est plus recherché, plus pointilleux : il ne révèle tout son charme que quand on apprend à le connaître, au gré des jours, et de plus près. Ce sont deux approches différentes (l’évidence contre la force tranquille) qui se complètent autant qu’elles se suffisent à elles-mêmes.
Crème Vanille, Le Monde Gourmand : 32 € les 30 ml, chez Sephora. Vanilla CEO, CRA-YON : 89 € les 50 ml sur le site
Shade of Blue d’Une Nuit Nomade, ou la sophistication du champ de lavande
Vous l’aurez compris à travers cette liste, j’ai une nette préférence pour les odeurs vanillées, sucrées, gourmandes et régressives. Nul besoin d’être grand clerc ou psy pour comprendre que j’aime le réconfort apporté par ces senteurs. Le hic, et derrière cela ne se cache aucun jugement (ou alors juste envers moi-même), c’est que ces parfums peuvent, parfois et selon les circonstances, manquer de maturité. C’est pourquoi j’ai décidé de tenter le tout nouveau Shade of Blue d’Une Nuit Nomade. Challengeant à bien des niveaux, déjà parce qu’il propose quelque chose de plus sophistiqué qu’à l’accoutumée, mais aussi car il est à base… de lavande. Une odeur que j’associe au linge propre ou aux vacances dans le Sud, au mieux, mais jamais à l’élégance ou à la séduction.
Et vous dire que j’ai su l’apprivoiser instantanément serait un immense mensonge. Il m’a fallu un temps d’adaptation pour sortir de ma zone de confort et l’apprécier, pas tant sur les autres (où il a fait l’unanimité si aisément !) que sur moi et moi seule. Mais comme j’apprécie d’avoir enfin une signature, une vraie patte aromatique, raffinée, mais aussi généreuse. Car malgré la « maturité » qu’on peut associer au parfum (encore une fois, totalement mixte), je retrouve le côté gourmand qui me tient tant à cœur et aux narines. Chose sûre, il ne laisse personne de marbre et j’ai rarement eu autant de remarques, de demandes et de compliments. À part peut-être pour le prochain, qui lui aussi, une fois un peu « pimpé », fait beaucoup d’effet.
Shade of Blue, Une Nuit Nomade : disponible en 25, 50 et 100 ml. Voir les formats
The Musc by Calice Becker d’Essential Parfums, ou le petit hack pour briser la glace
Si je peux m’avancer sans grand risque en disant que la vanille est consensuelle, le musc fait aussi souvent l’unanimité. A minima, ce n’est pas un parfum qui provoquera l’ire de vos voisins de cours ou de bureau. Je l’ai (re)découvert avec The Musc, qui me rappelle les sirènes d’Homère, tant c’est fou comme cette référence envoûte les marins (ou a minima bis mes collègues) d’une simple traînée. Point à souligner : la gamme Essential Parfums est pointue, faite en collaboration avec des nez prestigieux, mais très abordable pour de la niche ! Ce qui vous autorise, si la France de Macron vous le permet, à investir vos euros restants dans un autre parfum qui s’accordera parfaitement tout en rehaussant le tout.
Et pas besoin d’un maxi format, car ici on veut juste faire du layering : même un format voyage, voire un échantillon, peut tenir plusieurs mois à condition de ne pas avoir la main lourde. Personnellement, n’étant pas encore assez confiante dans mes choix de fusion, je l’accorde avec Parisian Musc de Matière Première. On reste sur les mêmes notes, on ajoute juste plus de puissance, par toutes petites doses. Même si, pour être honnête et l’avoir testé dans différentes conditions, The Musc fait souvent l’affaire à lui tout seul. À vous de voir si sa tenue, élégante mais plus subtile en solitaire, vous suffit ou mérite d’être accompagnée.
The Musc by Calice Becker, Essential Parfums : 24 € les 10 ml, 94 € les 100 ml (flacon rechargeable), 80 € la recharge de 150 ml, 98 € l’extrait de 30 ml, 70 € le coffret voyage de 4 x 10 ml. Voir les prix. Parisian Musc, Matière Première : 38 € les 6 ml, 250 € les 100 ml, existe aussi en 50 ml. Voir les prix
On sort où et pour faire quoi ?
À Batman Escape pour échapper à l’Épouvantail
Cela fait facilement un an que Batman Escape est sur ma liste des sorties à faire à Paris, tant je n’en ai que de bons échos : comédiens ultra investis, décors immersifs et surtout, pas besoin d’être féru de l’univers du millionnaire sauveur de Gotham. Que l’une des salles, « Peur au commissariat », se la joue horrifique jusqu’au 1er novembre a été le déclencheur pour m’y rendre. J’ai toutefois un aveu qui fait toute la sève du sujet : je DÉTESTE les escape games. Je m’explique : j’adore intégrer un univers le temps de quelques minutes ou de quelques heures. L’interaction avec les acteurs. Les décors, truffés de clins d’œil, qui me téléportent instantanément ailleurs. Mais je déteste la partie « réflexion », ne m’en voulez pas. Ce n’est même pas l’idée d’être enfermée dans une pièce (c’est tout de même fou que l’on paye pour ça, avec du recul). Non, ce qui me tracasse à chaque fois, c’est la série de jeux, plus ou moins courts, plus ou moins corsés, plus ou moins fun, même si je trouve toujours que sur cette partie, le moins l’emporte sur le plus.
C’est donc avec quelques appréhensions que je m’engage dans cette aventure à six (on peut y être 3 au minimum et 12 au maximum). Le pitch ? C’est votre première nuit au commissariat (n’y voyez aucun lien avec l’actualité !) et votre collègue Murphy semble être dans un état plus que second. Comme un malheur n’arrive jamais seul, vous découvrez que l’Épouvantail, némésis emblématique de Batman, est également de la partie… Rassurez-vous, ce n’est pas le genre de scénario où les comédiens ont l’autorisation de chuchoter à votre oreille tout en vous faisant des chatouilles pour mieux provoquer l’arrêt cardiaque des plus froussards. Oui, les apparitions surprises de l’Épouvantail sont effrayantes, mais restent très mignonnettes, ce qui rend la partie très accessible. Est-ce que les énigmes m’ont embêtée ? Bonne surprise, pas tant que ça, car les responsabilités au sein de l’équipe étaient assez bien réparties (c’est une note à moi-même pour les prochaines fois : plutôt jouer en grande équipe pour mieux me la couler douce). Pour le reste, l’endroit mérite amplement sa réputation : les décors sont ultra fidèles et les comédiens totalement dans la peau de leur personnage, j’ai adoré chaque interaction. Même la musique, que l’on remarque assez peu habituellement durant ce genre d’expérience (souvent oubliable, parfois digne d’une musique d’ascenseur ou d’assurance…), nous a donné des envies de danser façon aura farming en pleine énigme ! Bref, ne soyez pas comme moi et n’attendez pas un prétexte halloweenesque pour y aller, même si la dimension « peur » fait toujours son petit effet.
Batman Escape, Boom Boom Villette, 30 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris. Métro Corentin Cariou (ligne 7). Version Halloween jusqu’au 1er novembre 2026, tous les jours de 12 h à 22 h, un départ toutes les 45 minutes. 36 € par personne, 1 h 30 de jeu, de 3 à 12 joueurs, à partir de 13 ans. Réservation obligatoire sur batman-escape.com
À la nouvelle boutique éphémère Ghibli pour faire le plein de Totoro
Jusqu’au 3 janvier, Paris risque d’être la nouvelle Mecque des férus de l’univers du Studio Ghibli. La Maison Ghibli, non seulement partenaire officiel mais également exclusif pour la distribution des goodies découlant des films d’animation, ouvre un pop-up store rempli d’objets réconfortants à souhait. Figurines d’exception, peluches au ventre bien doux ne demandant qu’à être caressées… mais aussi et surtout des accessoires pratiques, avec une réelle utilité, car c’est le fil d’Ariane de la sélection. Vous trouverez de belles chemises pour vos documents, mais aussi de la vaisselle faite avec précision, des mugs, des puzzles, des serviettes de bain… L’inventaire est trop fourni pour être rapporté ici rayon après rayon, mais croyez-moi, avec plus de 100 mètres carrés, il y a de quoi faire pour toute personne qui rêve d’avoir un appartement aux couleurs de Chihiro, de Princesse Mononoké ou de Porco Rosso ! C’est que plus de mille références sont présentes. L’idée est simple : comment prolonger l’expérience chez soi, au-delà d’un aspect purement décoratif ? D’où cette curation aux petits oignons, qui n’a rien à envier à celles que j’ai pu admirer dans certaines boutiques officielles au Japon. L’an passé, plus de 100 000 visiteurs sont venus au pop-up. Il y a fort à parier qu’autant de passionnés ou de simples curieux de passage réaliseront le même exploit d’ici 2027.
Pop-up store Maison Ghibli, 15 rue des Halles, 75001 Paris. Métro Châtelet (lignes 1, 4, 7, 11, 14), RER Châtelet-Les Halles. Du 17 octobre 2026 au 3 janvier 2027 : lundi de 14 h à 19 h 30, du mardi au vendredi de 11 h 30 à 19 h 30, samedi de 10 h à 20 h, dimanche de 14 h à 19 h. Sans réservation. Horaires des fêtes sur l’Instagram de La Maison Ghibli
À Jungle Palace en mode Halloween pour exploiter les citrouilles jusqu’au bout
Depuis le 16 octobre et jusqu’au 15 novembre, Jungle Palace, le restaurant à thème et à projections du groupe Ephemera, passe sa décoration et ses effets en mode Halloween. Toujours familial, surtout en cette période de vacances, le restaurant propose évidemment un cadre accessible : n’allez pas imaginer des comédiens cachés ici et là sous les tables (dommage, diront certains, et au fond de moi je les comprends). En plus de la jungle, vous aurez donc des toiles d’araignées et des squelettes jusqu’aux toilettes (pièce à faire, car peut-être la mieux décorée selon moi !). Et des projections proposant des transitions plus « menaçantes », mais jamais dans l’excès. Petit regret, la carte reste quasi identique à celle du reste de l’année, si ce n’est une potion qui se greffe aux cocktails. Mais qui dit carte identique dit toujours les mêmes bons petits plats, avec une mention toute particulière pour la patate douce en entrée, sous-cotée à n’en pas douter, mais suffisamment onctueuse et goûteuse pour être saluée. Une sortie de choix entre amis ou en famille, surtout avec des enfants, qui ne cessent d’être impressionnés par une myriade de jolis effets. Peut-être à éviter si vous préférez le silence, le minimalisme ou la chaleur des petits restaurants de quartier. Ce n’est pas un défaut, mais au Jungle, vous risquez de ne pas être la cible. Mais au moins, vous êtes sûr d’y bien manger !
Jungle Palace, 12 rue de la Fidélité, 75010 Paris. Métro Château d’Eau (ligne 4) ou Gare de l’Est (lignes 4, 5, 7). Décor Halloween jusqu’au 15 novembre 2026. Ouvert tous les jours de 12 h à 15 h et de 18 h 30 à 22 h 30, ticket moyen d’environ 30 € par personne. Infos et réservation sur ephemera-group.com
